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Kódì 2021 (notes)

INTRODUCTION
Qu’est-ce que le Dioula ? À cette question d’aspect si simple, les réponses apparaissent, selon les auteurs, et selon les locuteurs eux-mêmes, si divergentes, en introduction à ce cours d’expliquer notre position sur ce point.

UNITÉ I:  

Leçon 1.  

1.1.  

Le dioula connaît 14 voyelles : 7 voyelles orales, que l’on écrit : a, ɛ, ɔ, e, o, i, u, et 7 voyelles nasales correspondantes, que l’on écrit : an, ɛn, ɔn, en, on, in, un. Les mêmes 7 voyelles orales se trouvent en français : a de CHAT, ɛ de LAIT, ɔ de BOL, e de THÉ, o de POT, i de RIZ, u de COU ; on trouve également en français les voyelles nasales an et ɛn (CAMP, PIN) ; les 5 autres voyelles nasales du dioula sont différentes de celles du français. On fera particulièrement attention à ne pas confondre ces voyelles nasales avec leur homographes français : la voyelle notée in en dioula et la graphie in (PIN) du français.

Il existe en dioula des voyelles longues, que l’on peut considérer comme le résultat de la chute d’une consonne intervocalique. Ces voyelles longues, assez rares, seront graphiquement notées par le redoublement de la voyelle : aa, ii, oo…

1.2.  

Le dioula connaît 20 consonnes, que l’on écrit : b, d, j, f, g, gb, h, k, l, m, n, ɲ, ŋ, p, r, s, t, c, w, y ; 9 d’entre elles ne font aucune difficulté pour un locuteur français : b, d, f, l, m, n, p, s, t. Nous ferons à propos des 11 autres les remarques suivantes :

j

correspond d’assez près au son entendu à l’initial des mots français DIAMANT, DENT, DIÈTE.

g

correspond au g e GARDE, GRIS, GUIDE. Notons aussi que, de manière très fréquente, un g placé entre deux a, deux ɔ, deux o peut se prononcer comme un r français [ʀ]

dàga

se prononce daga ou daʀa

sògo

se prononce sogo ou soʀo mɔ̀gɔ se prononce mɔgɔ ou mɔʀɔ

gb

cette graphie rend de manière très imparfaite le son auquel il veut correspondre. Il s’agit d’un son doublement et simultanément articulé, prononcé à la fois à l’arrière et à l’avant de la bouche.

h

toujours fortement aspiré (anglais : HOT)

k

la graphie k du dioula correspond au son unique des graphies françaises c (CORPS), qu (QUI), K (KEPI).

ɲ

le gn des mots français SIGNER, AGNEAUX

ŋ

c’est le son des mots anglais KING, SINGER, SONG : c’est un son très rare en dioula.

r

le r dioula est "battu", plus proche à l’oreille du l que du R (ROUGE). Il est nécessaire d’arriver à une prononciation correcte de ce son afin de le distinguer de R qui, nous l’avons vu plus haut, est la réalisation de g dans certains contextes.

Dans certains mots, r et l peuvent fonctionner comme des variantes : séri ou séli (= prier).

c

à peu près le son qu’on entend à l’initiale des mots français TIARE, TIERS, TIENS.

w

c’est le son de OUATE, OUI, WILLIAM.

y

c’est le son de YAOURT, CAHIER, PAILLE.

1.3.  

Le dioula est une langue à tons : cela signifie que deux mot homophones, c’est à dire constitués des mêmes sons, peuvent être différenciés par la hauteur mélodique à laquelle ils sont prononcés. Le dioula connaît deux tons : un ton haut noté (ˊ), et un ton bas noté (ˋ). C’est deux tons, en se combinant sur un mot d’une seule syllabe, produisent un ton modulé, noté (ˇ). Dans la 1ère leçon, les tons serons notés sur toutes les syllabes, afin d’exercer votre oreille à entendre et à reconnaître les contours mélodiques ; à partir de la 2ème leçon, le ton ne sera noté que sur la première syllabe[1] conformément à l’écriture en usage.

1.4.  

mùso ló et mùso tɛ́ sont des énoncés de base comportant 2 éléments : le 1er élément peut être n’importe quel nominal. le 2ème élément est un mot grammatical qui exprime une identité : affirmative pour lò (c’est), négative pour tɛ́ (ce n’est pas). L’élément lò, employé dans tout autre énoncé que N + lò, a une valeur emphatique.

muso bé yàn

la femme est ici

muso lò bé yàn

c’est la femme qui est ici (et non l’homme)

1.5.  

OUI et NON, en dioula, se distinguent par leur schéma intonatif ; mais on entendra également pour oui : òwó, ɔ̀wɔ́ et pour non : àyi. On peut également affirmer et nier à bouche fermée, en se servant seulement de l’intonation.

1.6.  

Il existe en dioula 3 façons de marquer l’interrogation. Ces 3 procédés s’excluent mutuellement.

  1. présence de l’élément wà ; cet élément est toujours le dernier mot de l’énoncé ; il peut apparaître dans n’importe quel type de phrase, sauf dans les phrases à l’impératif.

  2. présence d’un nominal dont le sens est déjà interrogatif : jɔ́n (qui), mùn (quoi), mín (ou)…

  3. intonation montant sur les dernière syllabes de la phrase (procédé qui se trouve en français : il est venu ?).

1.7.  

bé et tɛ́, dans les énoncées mùso bé yàn (la femme est ici) et mùso tɛ́ yàn (la femme n’est pas ici) sont deux copules reliant deux noms, mùso et yàn.

1.8.  

à est le pronom référent de la 3ème personne du singulier ; selon sa position dans la phrase, il se traduira par il (elle), le, lui, son (sa), ses.

Vocabulaire I-1-1
mùso

femme

c’est

ce n’est pas

Vocabulaire I-1-2

est-ce que

mùn

quoi

ɔnhɔn

oui

ɔn ɔn

non

móbili

voiture

kúrun

pirogue

dàga

canari

wùlu

chien

jakuma

chat

mùru

couteau

bèse

machette

jɛgɛ

poisson

kɔnɔ

oiseau

Vocabulaire I-1-3

(marque d’énoncé)

à

il, elle, le, lui…​

jɔn

qui

yàn

ici

homme

dén

enfant

Leçon 2.  

2.1. Voyelles du dioula

Écoutez et répétez

bi

du

pe

wa

go

 +

bin

kun

ben

yan

lon

bɛn

lɔn

 +

in / en

en / ɛn

on / ɔn

ɔn / an

2.1.1. Exercise 1

Écoutez, répétez et transcrivez les voyelles suviantes:

  1. i

  2. in

  3. ɔ

  4. ɔn

  5. an

  6. o

  7. on

  8. u

  9. un

  10. e

  1. en

  2. ɛ

  3. ɛn

  4. a

  5. an

  6. ɔn

  7. in

  8. ɛn

  9. en

  10. a

2.2. Consonnes du Jula

Certaines consonnes présentent des difficultés pour un locuteur francophone

Écoutez et répétez:

  • ɲa / ŋa

  • ca / ja

  • gwa

  • hati

  • sara / saga

2.2.1. Exercise 2

Écoutez, répétez et transcrivez les mots suivants:

  1. sun

  2. yan

  3. ɲɔ

  4. nɛn

  5. sɔn

  6. son

  7. gwɛ

  8. ku

  9. ci

  1. jan

  2. ji

  3. ben

  4. lɔn

  5. yen

  6. sɔgɔ

  7. sɔrɔ

  8. ten

  9. fin

  10. han

2.3. Tons du Jula

2.3.1. Ton ponctuel

Ecoutez

kó

kó

hi

2.3.2. Exercise 3

Écoutez et répétez les paires de mots suivants puis répondez: semblable (S) ou différant (D), suivant que les tons uq’ils portent vous paraissent semblables ou différents.

s/o Piste audio non disponible

2.3.3. Exercise 4

Écoutez:

dí:: ce mot porte un ton haut sà:: ce mot porte un ton bas

s/o Piste audio non disponible

2.4. Ton modulé

Ecoutez

sóo

sóo

lo

nɛ́ɛn

nɛ́ɛn

lo

2.4.1. Exercise 5

Écoutez:

tɔɔ

le ton de ce mot est modulé

sín

le ton de ce mot est ponctuel

2.4.2. Exercise 6

L’énoncé nominal

Écoutez

músó lò lo hi mid

c’est une femme

mùsó tɛ lo lo hi

ce n’est pas une femme

UNITÉ II:  

Leçon 1.  

1.1.  

ń, í, ò, correspondent respectivement aux premières et deuxième personnes du singulier et troisième personne du pluriel ; exemples :

ń bé táa

je pars

í bé táa

tu pars

ò bé táa

ils partent

ń, í, ò, comme à, peuvent se traduire suivant le contexte d’emploie, par : je, me, ma, mes, mon, moi…, tu te…, exemples :

ń mùso

ma femme

ń bé táa

je pars

ń cɛ̀

mon mari

  1. on trouvera ù comme équivalent de ò à la troisième personne du pluriel.

  2. les formes né et é seront étudiés ultérieurment. (cf. IV-1-11).

  3. ò a également la valeur de référent de la troisième personne du singlulier : il peut petre employé seul ou suivi d’un nom, il se traduit par cela celui-la, ce… la… ;

    ò tɛ́

    ce n’est pas cela

    ò lón, mùsow má nà

    ce jour-la, les femme ne sont pas venues

1.2.  

Il est commode de diviser les verbes du dioula en trois catégories :

  • les verbes transitifs, qui peuvent accepter un objet (en français : voir, prendre…)

  • les verbes intransitifs, qui ne peuvent accepter d’object (en français : venir, entrer…)

  • les verbes mixtes, qui peuvent fonctionner comme transitifs et comme intransitifs.

táa, verbe intransitif, se conjugue de la manière suivante :

Musa bé táa

Moussa part

Musa tɛ́ táa

Moussa ne part pas

Musa táara

Moussa est parti

Musa má táa

Mouassa n’est pas parti

D’ou le tableau - provisoire - suivant :

+ -

Présent

tɛ́

Passé

-la/-ra/-na

  1. -la est la marque la plus fréquente ;

  2. on rencontre -ra pour quelques verbes et -na pour ceux des verbes qui comportent une consonne nasale (m, n,  ɲ, ŋ) ou une voyelle nasale (an, en, in…) dans la dernière syllabe ;

    arriver

    a séla

    il est arrivé

    bɔ́

    sortir

    à bɔ́la

    il est sorti

    táa

    partir

    à táara

    il est parti

    venir

    à nàna

    il est venu

    ɲinɛ

    oublier

    à ɲìnɛna

    il a oublié

  3. bé peut se prononcer bɛ́; nous l’écrirons toujours sous la forme bé.

  4. bé et tɛ́ peuvent avoir un sens futur proche, comme le présent en français ; exemples :

    à b’à kɛ́

    il le fait / il va le faire

    ń bé nà

    je viens / je vais venir.

Parmi ces quatres marques de conjugaison, trois sont des copules, qui joignent un élément nominal, nom ou pronom, à un élément verbal ; la dernière (-la) est un suffixe.

1.3.  

Dans une phrase comme mùso táara, nous pouvons appeler mùso syntagme nominal et táara syntagme verbal. Ici le syntagme est réduit au nom seul. Dans les exemples suivants :

Mùso jòli nàna ?

combien de femmes sont venues ?

Mùso kélen nàna

une femme est venue

Mùsow nàna

les femmes sont venues

Mùso bɛ́ɛ nàna

toutes les femmes sont venues

Mùso ni cɛ̀ nàna

la femme et l’homme sont venus.

Le syntagme nominal est composé du nom auquel se sont ajoutés d’autres éléments :

Des numéraux ; kélen (1), flà (2), sàba (3)…, et la marque interrogative des numéraux :

Jòli (combien) ; le ton du syntagme nominal composé du nom + un de ces éléments varie en fonction du ton du numéral ; exemples :

Mùso kélen

ton:BBHH

Mùso náani

BBHH

Mùso sàba

BHBH

Mùso jòli

BHBH

jòli, comme mùn (quoi) et comme mín (où), est un mot interrogatif ; sa présence dans un enoncé exclut donc celle de wà.

  • La marque –w : -w est la marque graphique du pluriel, et se prononce comme une syllabe ù (ton baas) ; -w peut se suffixer à n’importe quel nom. La marque du pluriel n’est indiquée que lorsqu ‘elle est absolument nécessaire ; ainsi, la présence de sàba(3), náani (4)… entraîne l’absence de marque de pluriel, sàba et náani exprimant par eux même l’idée de pluralité.

  • Bɛ́ɛ (tous, tout) est postposé à l’élément nominal ou au pronom. L’élément qui le précède peut être au singulier ou au pluriel.

  • dans la phrase mùso ni cɛ̀ nána ( la femme et l’homme sont venus), le syntagme nominal est formé de deux éléments nominaux coordonnés par ní ; ní (et) est un élément de coordination exclusivement réservé aux nominaux ; exemples :

    Musa ní Amadu táara

    Moussa et Amadou sont partis

    à ní Musa tàara

    mousa et lui sont partis

    Né ní Musa tàara

    Moussa et moi sommes partis

  1. dans un syntagme de contradiction, le pronom précède le nom : à ní Musa et non l’inverse .

  2. né est la forme du pronom je devant ní.

1.4.  

Dòn, mín, kɛ̀ sont des éléments qui apparaissent à la fin d’un énoncé.

  • Dòn, très employé dans les salutations, permet d’élider un certain nombre d’éléments utilisés dans une phrase précédente ; exemples :

    í bé táa wà ?

    i tu pars ?

    ɔ̀nhɔ́n, ń bé táa

    oui, je pars

    í mùso dón ?

    et ta femme ?

    mis pour

    í mùso bé táa wà ?

    est-ce que ta femme part ?

  • mín est un mot interrogatif comme mùn, jòli…, il est situé à la fin de l’enoncé.

  • kɛ̀ est un élément emphatique, situé à la fin de l’enoncé ; son sens est difficile à traduire en français :

    à táara kɛ̀

    il est parti, "je te dis".

    ɔ̀nhɔ́n, à má táa kɛ̀

    il n’est pas parti, "je te dis".

Lorsque kɛ̀ est employé avec ɔ̀nhɔ́n (oui), deux constructions sont possibles :

ɔ̀nhɔ́n kɛ̀, à táara

oui, "je te dis", il est parti

ɔ̀nhɔ́n, à táara kɛ̀

oui, "je te dis", il est parti

Kɛ̀, placé dans une phrase intonativement interrogative, se traduit par : n’est-ce pas ?

à nána kɛ̀ ? ɔ̀nhɔ́n, à nàna

Il est venu, n’est-ce pas ? oui, il est venu

1.5.  

La rencontre de deux voyelles différentes, en Dioula, produit une élision ; exemple :

à bé à tà → à b’à tà

il le prend

Musa ní à dén táara → Musa n’à dén táara

Moussa est parti avec son enfant.

Deux règles régissent l’élision :

  1. C’est la première voyelle qui est élidée ; la voyelle non élidée est automatiquement allongée.

  2. Quels que soient les tons des deux éléments, l’élision de la voyelle produit un allongement de ton haut.

UNITÉ III:  

Leçon 1.  

1.1.  

Wéle, san, mέn sont des transitifs. En dioula, l’objet précède toujours le verbe, exemples :

Musa bé Amadu wéle

Moussa appelle Amadou

à kà kù sàn

il a acheté de l’igname

le schéma est donc le suivant :

sujet + copule + objet + verbe

ce que nous avons appelé syntagme ,nominal ( cf. 11-0-3) peut constituer le sujet et l’objet ; exemple :

Mùso fla Jέgε ní sògo sàn

Synt. Nom. sujet

copule

Synt. Nom. objet

Verbe

1.2.  

Sàn , verbe transitif, se conjugue de la manière suivante :

A bé màlo sàn

il achète du riz

A tέ màlo sàn

il n’achète pas de riz

A má màlo sàn

il n’ a pas acheté du riz

D’où le tableau – provisoire - suivant :

+ _

présent

passé

  1. Ce tableau est assez peu différent du tableau de conjugaison des verbes intransitifs ; à une exception près : la marque kà du passé affirmatif est particulière aux verbes transitifs.

  2. Ces quatre copules, lorsqu’elles sont employées avec un objet et un verbe transitif, donnent à l’enoncé un sens actif ;

  3. On pourra entendre comme équivalent de kà les copules bára et yé.

1.3.  

Les verbes transitifs et les verbes intransitifs connaissent un deuxième type de présent, qu’on peut appeler présent progressif ; exemples :

VI

à bé táala

il est en train de partir

VT

à bé màlo tóbila

il est en train de faire cuire le riz

La différence entre les deux présents n’est pas toujours très claire ; de plus, il peut exister, suivant les locuteurs, d’autres formes exprimant l’idée de présent progressif.

Seku be mun kεra ?

a be a la ka + activité

A be nεgεso bolila

il est dedans pour dire qu’il est plongé dans cette activité.

1.4.  

L’impératif et le prohibitif (impératif négatif) s’expriment de la manière suivante :

VI

táa

pars !

Kánà táa

ne pars pas !

VT

sògo dómu

mange la viande !

Kánà sògo sàan

Les verbes transitifs employés à l’impératif ou au prohibitif prennent nécessairement l’objet. Un énoncé comme : prends ! sera rendu en dioula par à tà (prends-le), soit objet + verbe.

1.5.  

La forme yé…yé (au négatif t …yé) exprime une identité par exemples :

Nìn yé mùru yé

ceci est un couteau

Né yé Musa dén yé

je suis l’enfant de Moussa

nìn tέbèse yé

ceci n’est pas une machette

on entend également la forme bé…yé.

1.6.  

nìn (ces, ce, cet) est un démonstratif ; comme tout déterminant, il est placé derrière le nom ; exemples :

mùso nìn…

cette femme…

wùlu nìn…

ce chien…

il porte la marque w du pluriel, et se prononce alors nìnw ou nùnunw ; nous écrirons toujours nìnw ; nìn peut s’employer sans déterminer : voir exemples en 111-0-5.

1.7.  

dέ, comme kέ ou wà, est une marque phrastique, c’est-à-dire qui s’applique à l’ensemble de l’enoncé ; sa valeur est emphatique ; exemples :

kánà à kέ dέ

ne le fais pas "surtout" !

ń má à dómu dέ

je ne l’ai pas mangé, "je te le jure" !

dέ, comme kέ, est un élément fréquemment employé ; dέ et kέ n’ont pas d’équivalent véritable en français.

1.8.  

kósͻn fait partie des propositions, classe d’éléments qui sera étudiée en IV-0 ; on peut néanmoins retenir comme formules courantes :

à kέ ála kósͻn

fais-le pour Dieu (au nom de Dieu) !

à nàna Musa kósͻn

il est venu grâce à Moussa

í bé táa mùn kósͻn ?

pourquoi pars-tu ?

1.9.  

Sìgilan est un nominal formé par siffixation de –lan au verbe sìgi (asseoir) ; le suffixe –lan / -nan réfère à un ‘’instrument’’ ; on trouvera, formé selon le même procédé :

dátúgulan

(couvercle)

de

dátúgu

(fermer)

flánnan

(balai)

de

flán

(balayer)

UNITÉ IV:  

Leçon 1.  

1.1.  

Les verbes transitifs peuvent être employés à la voix active ou à la voix passive. Dans la leçon III-0, seule la voix active a été traitée, nous allons maintenant étudier la voix passive. Le principe fondamental est le suivant : un verbe transitif employé sans objet est à la voix passive ; Exemples :

Màlo bé dómu

le riz se mange

Nìn tɛ́ kɛ́

Ceci ne sé fait

Sògo má tìgɛ

La viande n’as pas été coupé

Dans ces trois exemples les trois verbes transitifs dómu, kɛ́, tìgɛ sont employées sans objet: le sens dé l’enoncé est passif. Dans le cas du passé affirmatif, la forme passive né se forme pas avec "ka" (ye) qui nous l’avons vu, est réservé à l’emploi actif des verbes transitifs - mais avec le suffixe -la (-ra, -na) exemple :

Sògo tìgɛla

la viande a été coupée

Màlo dómula

le riz a été mangé

Les verbes mixtes peuvent fonctionner comme des verbes transitifs ou intransitifs; exemples. : dòn (entrer, enfiler…​)

Musa dònna

Moussa est entré

Musa bé dòn

Moussa entre

Musa má dòn

Moussa n’est pas entré

Musa kà dèreke dòn

Moussa a enfilé la chemise

Dèreke dònna

La chemise a été enfilée

Dèreke má dòn

La chemise n’a pas été enfilée

Dans les trois premiers exemples, dòn est employé comme táa ou nà, son sens est actif.  Dans la quatrième phrase, il est employé comme un verbe transitif, avec un objet, et son sens est actif; dans les deux derniers exemples, dòn est employé sans objet: seul, le sens de dèreke (chemise) permet de savoir que la phrase est passive; dans un exemple comme à bé dòn, suivant que à est animé (Moussa…​) ou inanimé (chemise), la phrase signifiera: il entre ou ça s’enfile. Les verbes mixtes sont extrêmement fréquents en dioula: bɔ (sortir, enlever…​), pán (sauter, enjamber…​), wúli (se lever, bouillir..), etc…​

"tun" est un élément grammatical dont la présence dans un énoncé transforme l’aspect de la marque d’énoncé (lò, bé ou marques d’énoncés adjectivaux que nous verrons en VII-0-1); exemples:

à táara

il est parti

à tùn táara

il était parti

à bé yàn

il est ici

à tùn bé yàn

il était ici

à má Musa yé

l n’a pas vu Moussa

à tùn má Musa yé

i il n’avait pas vu Moussa

wàri té

ce n’est pas de l’argent

wári tùn té

ce n’était pas de l’argent

Dans certains énoncés complexes, que nous n’étudierons pas ici, "tun" transforme un futur en conditionnel. Sa valeur sémantique est donc l’inactualité, passé ou future (mode inactuel).

"kà" est un élément connectif permettant de coordonner deux ou plusieurs énoncés; exemples:

à táara Abidjan

il est parti à Abidjan

à kà móbili san

il a acheté une voiture

à táara Abidjan kà móbili sàn

il est parti à Abidjan et a acheté une voiture

à kà à yé

il l' a vu

à kà à fò

il l’a salué

à kà à yé ka à fò

il l’a vu et l’a salué

  1. kà relie seulement des énoncés qui ont le même sujet,

  2. toutes les marques verbales, (aspect, mode…​) sont supprimées après kà: le verbe est alors à sa forme nue,

  3. après les verbes nà et táa, kà est élidé, sauf lorsque ces verbes sont suivis de circonstants; exemples:

    à táara à fò

    il est allé le saluer

    à táara Abidjan kà à fò

    il est allé à Abidjan le saluer

"kó" est un élément grammatical très fréquent en dioula: ce n’est pas, bien qu’on le traduise dans certains cas par "dire", un verbe, puisque "kó" n’accepte aucune des marques verbales; voici quelques exemples d’emploi :

à kó dì?

que dit-il?

à kó à bé nà

il dit qu’il vient

Musa b' a fɔ́ kó a nàna

Moussa dit (va dire) qu’il est venu

"dì" est un élément interrogatif, comme mùn, mín…​; son emploi est plus restreint que les interrogatifs vus précédemment; exemples:

à kó dì?

que dit-il?

à kɛ́la di?

comment ça s’est passé?

à nána cógo di ?

comment est-il venu?

"fóyi" (rien s’emploie uniquement dans une phrase négative; exemples:

à má fóyi kɛ́

il n’a rien fait

Musa má fóyi sàn

Moussa n’a rien acheté,

fóyi tɛ́

ce n’est rien

"dɔ́" est une marque de l’indéfini; exemples:

mùso nàna

la femme est venue

mùso dɔ́ nàna

une femme est venue

à kà móbili sàn

il a acheté la voiture

à ka móbili dɔ́ sàn

il a acheté une voiture

Lorsque dɔ́ est employé sans déterminé, c’est-à-dire isolément, il correspond à peu près au "en" français; exemples:

à ma dɔ́ yé

il n’en a pas vu

dɔ́ bé Abidjan

il y en a à Abidjan

dɔ́ prend la marque du pluriel ; exemples:

mùso dɔ́w nàna

des femmes sont venues

à kà móbili dɔ́w sàn

il a achété des voitures

dɔ́w bé yàn

certains sont ici

Enfin, dɔ́w…dɔ́w correspond à l’expression certains… d’autres; exemples:

dɔ́w táara Abidjan, dɔ́w táara Bouaké

certains sont partis à Abidjan, d’autres à Bouaké.

kúnù (hier) est un nom fonctionnant comme circonstant, dont on verra le fonctionnement en VI-0-2. Remarquons seulement qu’il peut se placer soit au début, soit à la fin de l’énoncé; exemples :

kúnú, à táara

hier, il est parti

à táara kúnù

il est parti hier

án et áw correspondent respectivement aux première et deuxième personnes du pluriel; exemples.:

án táara

nous sommes partis

án dénw táara

nos enfants sont partis

áw táara

vous êtes partis

áw dénw má táa

vos enfants ne sont pas partis án peut être également prononcé ánw.

áw peut étre également prononcé á (différent de à, pronom de la troisième personne du singulier).

Le système pronominal se présente de la manière suivante:

Table 1. Système pronominal

1er sing

ń (je)

né/né le (moi je )

né lò/né le lò (c’est moi qui)

2e

íle/é

íle lò

3e

àle

àle lò

1ère pl.

án/ánw

ánwle

ánwle lò

2e

áw/á

áwle

áwle lò

3e

òle

òle lò

De nombreuses variantes sont possibles, suivant les régions et suivant les personnes: ò/ù, ánwle/ánnugu, òle/olugu/òlu…​

Il existe en dioula deux types de syntagmes complétifs: dans le premier type, les deux éléments se suivent sans connectif, exemples:

Musa bámuso

la mère de Moussa

sàga kán

le cou du mouton

à dén

son enfant (l’enfant de lui)

Dans le deuxième type, les deux éléments sont reliés par une particule de connection "tá": .

Musa tá mùru

le couteau de Moussa

ntá wári

mon argent (l’argent de moi)

Dans les deux types, l’ordre est complétant-complété (l’ordre est inverse en français); le connectif "tá" est employé lorsque la relation entre les deux termes est d’ordre contractuelle, aliénable (achat, prêt…​): lorsque la relation est naturelle, inaliénable (par exemple entre moi et mon fils, moi et ma téte, etc…​), les deux termes sont conjoints. "tá" peut être employé sans le deuxième terme du syntagme complétif; exemples:

à tá lò

c’est le sien

Musa tá lò

c’est celui de Moussa

Musa tá bé yàn

celui de Moussa est ici

ń tá tɛ́

ce n’est pas le mien

sauf dans ce dernier emploi, on trouvera ká et yá comme variantes dialectales de "tá".

-ba et -nin sont des suffixes à valeur respectivement augmentative et diminutive; exemples:

mùru

couteau

mùruba

grand couteau

mùrunin

petit couteau

-ba et -nin peuvent avoir des connotations mélioratives ou péjoratives; exemples:

mùsoba

femme de mauvaise vie

yèn (là, là-bas) est l’un des mots les plus fréquents du dioula. Il peut signifier:

  1. là-bas

    Mamadu táara yèn

    Mamadou est parti là-bas

  2. la, ici, "il y a"

    bàranda bé yèn

    il y a des bananes

    dɔ́ bé yèn

    il y en a

    à bé yèn

    il y en a

Dans les exemples où "yèn" signifie "il y a", il est prononcé très rapidement et la voyelle est très peu audible: à bé y', dɔ́ bé y', etc…​

UNITÉ V:  

Leçon 1.  

1.1.  

UNITÉ VI:  

Leçon 1.  

1.1.  

Il existe en dioula deux types de circonstants (ce que la grammaire traditionnelle appelle parfois compléments circonstanciels) : Les circonstants marqués et les circonstants non marqués ; les circonstants marqués sont des syntagmes nominaux suivis d’une postpositions ; les circonstants non marqués sont des syntagmes nominaux non suivis d’une postposition ; exemples :

  1. à táara Abidjan

    il est parti à Abidjan

  2. à táara lɔ́gɔfɛ lá

    il est parti au marché

Dans le phrase 1, le circonstant est non marqué, dans la phrase 2, le circonstant est marqué (postposition lá).

1.2.  

Les circonstants non marqués peuvent être :

  1. des noms de lieux

  2. des éléments nominaux "adverbiaux" ; en voici quelques exemples :

    sísan

    maintenant

    à kɛ́ sísan

    fais-le maintenant

    aujourd’hui

    à nàna bì

    il est venu aujourd’hui

    jóona

    tôt, vite

    à nàna jóona

    il est venu tôt

    síni

    demain

    à bé na síni

    il vient demain

    gbánsan

    "pour rien"

    à nàna gbánsan

    il est venu pour rien

    dɔ́ɔnindɔɔnin

    un tout petit peu

    à kà jí min dɔ́ɔnindɔ́ɔnin

    il a bu un tout petit peu d’eau

  3. des syntagmes à valeur temporelle, ou de manière, etc… ; en voici quelques exemples :

    à nàna sìɲɛ sàba

    il est venu trois fois

    à nàna kálo tɛmɛnin

    il est venu le mois passé

    ò nàna flà flà

    ils sont venus deux par deux

1.3.  

Les circonstants marqués le sont par des postpositions, lesquelles se divisent en postpositions formelles et postpositions lexicales :

  1. postpositions formelles : elles n’ont par elle-mêmes aucun sens ; elles sont au nombre de cinq : lá/ná, yé, mà, fɛ̀, kàn. Si l’on excepte kàn, qui se traduit le plus souvent par "sur", il est extrêmement difficile de donner un sens même approximatif aux postpositions formelles; voici quelques exemples d’emploi :

    à táara lɔ́gɔfɛ lá

    il est allé au marché

    à kà gbán kɛ́ ná lá

    elle a mis du gombo dans la sauce

    à má sɔ̀n kúma nìn ná

    il n’a pas accepté cette parole

    sèn náani bé sìgilan ná︄

    la chaise a quatre pieds

    à bé lá ála lá

    il croit en Dieu

    à kà nìn fɔ́ Musa yé

    il a dit cela à Moussa

    à kà wári dí Musa mà

    il l donné de l’argent à Moussa

    nìn tɛ́ wári yé

    ce n’est pas de l’argent

    à ká dí musa yé

    c’est agréable à Moussa

    à kà wùlu ta à kú mà

    il a pris le chien par la queue

    à kó à mà︄

    il lui a dit

    ń táara Musa fɛ̀ yen

    Je suis allé chez Moussa

    ù táara ɲɔ̀gɔn fɛ̀

    ils sont partis ensembles

    Musa bé màlo fɛ̀

    Moussa veut du riz

    màlo bé Musa fɛ̀

    Moussa a du riz

    à bé yàn fɛ̀

    c’est par ici

    mùru bé tàbali kàn

    le couteau est sur la table

    1. lá est la postposition la plus fréquemment employée.

    2. l’emploi d’une postposition est en général fixe pour chaque verbe. Il est donc très utile de connaître les principales expressions verbales comportant l’association obligatoire d’un verbe et d’une postposition, comme :

      fɔ́… yé︄

      dire à

      dí… ma

      donner à

      De même, il est utile de connaître certaines expressions (N + postposition) constituant des cirsonstants, comme par exemple :

      ɲɔ́gɔn fɛ̀

      ensemble

    3. bien distinguer :

      à táara Musa fɛ̀

      il est parti avec Moussa

      de

      à táara Musa fɛ̀ yèn

      il est parti chez Moussa

  2. postpositions lexicales : ce sont soit des postpositions simples, soit des locutions postpositives, constituées par des éléments lexicaux faisant office de postpositions : exemples :

    kɔ́nɔ

    ventre
    dans, au bout de

    kórɔ

    dessous, sens
    à côté, près de

    bólo

    main
    dans, par

    kɔ́︄

    dos
    après

    kó fɛ̀

    dos + postp.
    derrière

    ɲá fɛ

    oeil + postp.
    devant

    dá fɛ̀

    bouche + postp.
    en face

    kɛ̀rɛ fɛ̀︄

    côté + postp.
    à côté

    kɔ́nɔ, kɔ́rɔ, bólo, kɔ́, sont des postpositions lexicales, kɔ́ fɛ̀, ɲá fɛ̀, dá fɛ̀, kɛ̀rɛ fɛ̀, des locutions postpositions lexicales. Cette liste n’est pas limitative.

    júkɔrɔ (sous, en dessous de) est une postposition lexicale formée, comme un nom composé, de deux nominaux. On peut penser que kɔ̀sɔn (à cause de, grâce à) est également un composé, bien que les éléments qui le composent ne soit plus actuellement discernables.

1.4.  

La composition est un fait grammatical extrêmement important en dioula ; les noms composés peuvent être formés de divers éléments, comme le montre les exemples suivants:

bólo (main) + kán (cou)

bólokan (poignet) [N + N]

bólo (main) + lá (sur) + nɛ̀gɛ (fer)

bólolanɛgɛ (bracelet) [N + postp. + N]

fàni (tissue) + fèere (vendre) + -lá (celui qui)

fànifeerela (vendeur de tissu) [N + V + suffixe]

dén (enfant) + mìsɛn (petit) + -ya (état de)

dénmisɛnya (enfance) [N + adj. + suffixe]

Tous ces noms composés ont en commun une caractéristique: le schéma tonal, la règle étant la suivante : si le premier élément du composé est à ton bas (fàni dans fànifeerela), le nom composé entier est à ton bas, excepté le dernier élément (lá dans fànifeerela) qui est à ton haut ; si le premier élément du composé est à ton haut (dén dans dénmisɛnya), le nom composé entier est à ton haut, excepté le dernier élément qui est à une hauteur un peu supérieure à celle des tons hauts précédents.

1.5.  

bé nà et tɛ́ nà sont, comme bé et tɛ́, kà et mà, des marques d’énoncé. bé nà et tɛ́ nà correspondent généralement au futur, affirmatif et négatif du français ; exemples :

à bé nà dɔ́ sàn

il en achètera

à tɛ́ nà dɔ́ sàn

il n’en achètera pas

1.6.  

túgun est un élément qui se situe en fin d’énoncé, après le(s) circonstants(s), mais avant les particules phrastiques dɛ́, kɛ́, wà. Suivant qu’il se trouve dans un phrase affirmative ou négative, il se traduit par encore ou ne plus ; exemples :

à kà à kɛ́

il l’a fait encore (de nouveau)
il l’a refait

à má nà túgun

il n’est plus revenu

1.7.  

dɔ́ɔnin est un élément qualifiant, placé après le nom ; exemples :

à kà jí dɔ́ɔnin mìn

il a bu un peu d’eau

wári dɔ́ɔnin d’à mà

donne-lui un peu d’argent

Les qualifiant seront étudiés plus amplement en VII-1.

UNITÉ VII:  

Leçon 1.  

1.1.  

kùmu, dí, cá, gbɛ́, kólon, mìsɛn sont des adjectifs ; on appelera adjectif un élément qui peut commuter avec ɲi dans les énoncées

  1. à ká ɲi

    c’est bien

  2. à má ɲi

    ce n’est pas bien

exemples:

mùsow mán cá

les femmes ne sont pas nombreuses

sògo ká dí

la viande est bonne

à tún mán ɲi

ce n’était pas bon

1.2.  

Dans un syntagme adjectival, l’ordre des termes est toujours N + A ; plusiers cas peuvent se présenter :

  1. l’adjectif suit le nom sans changement de forme :

    nɔ́nɔ kùmu

    lait caillé

    dɛ̀bɛ kólon

    vieille natte

  2. l’adjectif ne peut pas suivre le nom sans changement de forme ; à l’adjectif s’ajoute alors le suffixe -man ; exemple :

    mùso cáman

    beaucoup de femmes

    dí et ɲì, qui entrent dans cette catégories, deviennent respectivement diiman et ɲùman.
  3. certains adjectifs peuvent avoir, lorsqu’ils suivent le nom, les deux formes :

    dén júgu lò

    s’est un enfant méchant

    dén júguman lò

    c’est un enfant méchant

1.3.  

Les remarques faites jusqu’ici sur l’emploi de A et A + -man ne rendent pas totalement compte du "problème adjectif", qui est en dioula très complexe. Signalons, par exemple, que dans certains cas, A + -man peut s’employer non précédé d’un nom, que, d’autres part, certains adjectifs peuvent fonctionner comme de noms, etc… Aucune règle ne permet de prévoir quels adjectifs fonctionnent comme kólon, comme dí ou comme júgu.

1.4.  

fítini, bèlebele ne sont pas des adjectifs, mais des éléments qualifiants fonctionnant après un nom  ; exemples :

mùru fítini lò

c’est un petit couteau

móbili bèlebele lò

c’est une grosse voiture

1.5.  

Les syntagmes N + A (nɔ́nɔ + kùmu), N + (A + -man) (mùso cáman) et N + éQ (móbili + bèlebele) fonctionnent tonalement selon la même règle : le schéma tonal du syntagme ne dépend pas du ton de l’adjectif ou du qualifiant, mais du nominal : on retrouve ici la même règles que pour les noms composés (cf. 6-0-4) ; exemples :

mùso + júgu

schéma tonal : BBHH

mùru + mìsɛn

schéma tonal : BBHH

mùso + cáman

schéma tonal : BBHH

mùso + ɲùman

schéma tonal BBHH

mùso + fítini

schéma tonal : BBHHH

mùso + bèlebele

schéma tonal : BBHHHH

nɔ̀nɔ + kùmu

schéma tonal : HH+H+H (+H = ton plus haut que H)

nɔ̀nɔ + cáman

schéma tonal : HH+H+

kúrun + ɲùman

schéma tonal : HH+H+H

1.6.  

La marque du pluriel est suffixée à l’ensemble du syntagme :

mùso ɲùmanw lò

ce sont des femmes gentilles

à kà dɛ̀bɛ kólonw sàn

il a acheté des nattes usagées

mùru fítiniw lò

ce sont des petits couteaux

1.7.  

Il existe en dioula trois participes, formés à partir du verbe par suffixation de -len, -tɔ, -ta. Ces participes suivent le nom ou le pronom ; exemples :

báara kɛ́len lò

c’est le travail fait

báara kɛ́tɔ lò

c’est le travail en train d’être fait

báara kɛ́ta lò

c’est le travail à faire

-len, -tɔ, -ta correspondent respectivement à des participes passé, présent et futur.

1.8.  

Les participes peuvent fonctionner comme qualifiants dans un syntagme participial, ou comme attributs exemples :

à kà màlo tóbilen sàn

il a acheté du riz préparé

mùso sìgilenw bé mín ?

ou sont les femmes assises ?

mùsow sìgilen bé mín ?

où les femmes sont-elles assises ?

En (1) et (2), N + P forme un syntagme participial, en (3), le syntagme est mùsow, sìgilen est en fonction attributive.

1.9.  

Le ton du syntagme participial dépend du deuxième élément du groupe, comme pour les numéraux (cf. 2-0-3) : si le ton du participle est haut, le ton du syntabme sera BBHH (élément 1 à ton bas) ou HH+H+H (élément 1 à ton haut) si le ton du participe est bas, le schéma tonal sera modulé, BHBH (élément 1 à ton bas), HHBH (élément 1 à ton haut).

1.10.  

Lorsqu’un participe est formé à partir d’un verbe transitif, l’object doit être indiqué pour que le verbe garde son sens actif ; exemples :

à kà mùso màlo dómutɔ yé

il a vu la femme en train de manger le riz

Si le participe n’est pas prédédé de l’object, le sens est passif :

à kà mùso dómutɔ yé

il a vu la femme en train d’être mangée (!)

1.11.  

Dans un syntagme comportant plusieurs éléments qualifiants, l’ordre des éléments n’est pas fixé, mais :

  1. le nominal est toujours le premier élément

  2. le numéral est toujours le dernier ; exemple :

    à kà mùso bèlebele ɲùman sàba yé

    il a vu deux grosses femmes gentilles

1.12.  

ní est un élément qui sert à former des phrases complexes, il a une valeur conditionnelle ou temporelle ; ní est placé au début de l’énoncé. Dans une phrase complxe formée avec ní, le temps du verbe de la première partie de l’énoncé, comprenant ní est au passé, l’action de la subordonnée étant antérieure à l’action de principale ; exemples :

ní Musa nàna, án bé tá dɔ̀n kɛ́

Quand Moussa vient, nous allons danser

ní Musa nàna, án bé nà táa dɔ̀n kɛ́

quand Moussa viendra, nous irons danser

ní Musa tún nàna, án tún bé táa dɔ̀n kɛ́

si Moussa était venu, mous serions allés danser

Quand les deux actions sont au passé, on utilise les formes suivantes : participe passé + passé, túma mín, yɔ́rɔ mín, lón mín… ; dans tous ces cas, on n’emploie pas ní ; exemples :

à nàlen, mɔ̀gɔw kà à ɲíninka

quand il fut arrivé, les gens l’interrogèrent

mùsow bɔ́len, cɛ̀w wúlila kà kúma

les femmes sorties, les hommes se levèrent et Parlèrent

à táara túma mín, mùsow kà à fò

quand il partit, les femmes le saluèrent

à kà wári sòrɔ túma mín, à táara à fàcɛ wéle

quand il trouva l’argent, il alla appeler son père

à séla yɔ́rɔ mín, mùsow kà à fò

quand il arriva, les femmes le saluèrent

à séla dón mín à mùso táara

le jour où il arriva, se femme partit

  1. en dioula, deux actions sont envisagées l’une par rapport à l’autre et non toutes deux par rapport au présent où je parle ; on a vu par exemple :

    à má mùso nàtɔ yé

    il n’a pas vue la femme qui venait

    cette phrase, littéralement, se traduit par : il n’a pas vue la femme "venant" : par rapport au déroulement de l’action, le fait de venir est présent nàtɔ est au présent dans le passé.

  2. yɔ́rɔ, dans les exemples données, a une valeur temporelle et non locative comme dans dɔ̀nkɛyɔrɔ (lieu où l’on danse.)

1.13.  

lón ó lón (chaque jour), sú ó sú (chaque nuit), sont des syntagmes le plus souvent employés comme circonsants, soit au début, soit à la fin d’un énoncé ; exemples :

sú ó sú, à bé táa dɔ̀n kɛ́

toutes les nuits, il va danser

mùsow bé táa lɔ́gɔfɛ lá lón ó lón

les femmes vont au marché chaque jour

1.14.  

à bé jòli ? est l’expression la plus courante pour : c’est combien ? Lorsque jòli n’est pas précédé d’un nom (sàga, wùlu…) il réfère à l’argent.

mùru bé jòli ?

combien coût le couteau ?

nìn bé jòli ?

combien coûte ceci ?

La forme jòli lò ? (combien ça coûte ?) est employée lorsque l’objet de référence n’a pas à être précisé.

d’autres formules peuvent être utilisés, par exemple :

  • nìn yé jòli yé ?

1.15.  

dàrsi/dàrasi ou drɔ̀mɛ/dɔ̀rɔmɛ fait référence à la pièce de 5 francs ; tout prix est toujours donnée en dàrsi, même lorsque le terme dàrsi n’apparaît pas dans la phrase :

à bé jòli ? dàrsi náani

c’est combien ? vingt francs

à kà à sàn kɛ̀mɛ náani

il l’a acheté deux mille francs

1.16.  

jùman (quel, lequel) est un mot interrogatif du même type que jòli ; le schéma tonal Nom. + jùman suit la règle déjà énoncée pour les numéraux et le participes.

1.17.  

kósɔbɛ (très, très bien…) est un élément qui apparaît en fin d’énoncé, devant les marques phrastiques. Il accompagne un énoncé adjectival ou verbal ; exemples :

à kà dí kósɔbɛ

c’est très bon !

ń kà à mɛ́n kósɔbɛ

j’ai très bien compris !

kósɔbɛ, employé seul, marque l’accord de celui qui écoute à celui qui parle.

UNITÉ VIII:  

Leçon 1.  

1.1.  

L’injonction se forme à l’affirmatif par la copule yé, au négatif par la copule kána. ex.:

à kó musa yé nà

il dit que Moussa vienne

à kó í yé nà

il dit que tu viennes

à kó án yé nà

il dit que nous venons

à kó Musa kána nà

il dit que Moussa ne vienne pas

à kó í kána na

il dit que tu ne viennes pas

Nous avons vu en III-1 comment se forme l’impératif à la deuxième personne du singulier la deuxième personne du singulier est la seule personne à laquelle l’impératif et l’injonctif soient différents; aux autre personnes, les marques des discours direct et indirect sont les mêmes: ex.:

áw kána à kɛ́

ne le faites pas

à b’à fɔ́ kó áw kána à kɛ́

il dit que vous ne le fassiez pas

à b’á fɔ́ Musa yé nà

Il dit que Moussa vienne

à yé nà

qu’il vienne

1.2.  

mín est une élément grammatical qui sert à former des phrases complexes: c’est un pronom relatif, qui ne devra pas être confondu avec mín, élément interrrogatif (II-0-4). Le pronom relatif se place derrière le nom auquel il réfère, l’ordre des éléments restant le même; exemples:

mùso mín bé yàn, n bàmuso lò

la femme qui est ici est ma mère

à kà mùso mìn yé, n bàmuso lò

la femme qu’il a vue est ma mère

a kà wári dí mùso mín má, n bàmuso lò

la femme à qui il a donné l’argent c’est ma mère

Le rélatif prend la marque du pluriel: exemples:

à kà mùso mínw fò, n m’ò lɔ́n

les femmes qu’il a saluées, je ne les connais pas.

  1. mínw se prononce très fréquemment múnunw

  2. mín peut s’employer sans référent; exemple:

    à kà mín fɔ́, mɔ̀gɔ sí má lɔ̀n

    personne ne sait ce qu’il a dit

1.3.  

comme et mín sert à construire des phrases complexes; deux constructions sont possibles:

  1. proposition 1 + fó + proposition 2

  2. proposition 1 + fó kà + (sujet) + verbe

Exemples:

  1. à kà báara kɛ́ fó à sɛ̀gɛla

    il a travaillé jusqu’à se fatiguer

  2. à kà báara kɛ́ fó kà sɛ̀gɛ

    il a travaillé jusqu’à se fatiguer

  3. à kúmana fó Amadu nána

    il a parlé jusqu’à ce que Amadou vienne

  4. à kúmana fó ka Amadu ná

    il a parlé jusqu’à la venue d’Amadou

  1. si le sujet est le même dans les deux propositions, il n’est pas répété après dans le type de construction B.

  2. les deux constructions ne sont pas, du point de vue du sens, équivalentes; la phrase 3 signifie: il a parlé de telle manière qu’Amadou est venu; le sens de l phrase 4 est le suivant: il a parlé jusqu’à la venu d’Amadou.

1.4.  

drɔ́n, fána, yɛ̀rɛ, kɔ̀ni sont des éléments qui peuvent se placer soit derrière le nom, soit à la fin de l’énoncé. Nous n’envisagerons dans ce cours que le premier cas; exemples:

mùso drɔ́n nàna

la femme seulement est venue

mùso fána nàna

la femme aussi est venue

mùso yɛ̀rɛ nàna

la femme elle-même est venue

mùso kɔ̀ni nàna

la femme, pour sa part est venue

Avec un pronom, on trouvera les formes suivantes: né drɔ́n…, íle drɔ́n…, etc…​, de même, on dira né kɔ̀ni…

drɔ́n, fána yɛ̀rɛ, kɔ̀ni peuvent êre employées derrière un nom ou un pronom en fonction d’objet ou de circonstant; exemples:

à ká à di né kɔ̀ni mà

c’est à moi qu’il l’a donné

à kà ń mùso fána yé

il a vu aussi ma femme

1.5.  

kà bán, kà mɛ́ɛn, kà ɲan sont des expressions très usuelles formées avec le connectif kà (cf 4-1-4) et un verbe; exemples:

à kà báara kɛ kà ban

il a fini de travailler

à kà báara kɛ kà mɛ́ɛn

il a travaillé longtemps (il a "duré" au travail)

à kà báara kɛ kà ɲan

il a bien travaillé

1.6.  

Le pronom réfléchi est le même que le pronom sujet, sauf ou la troisième personne du singulier ou í remplace à; exemples:

ń kà ń sìgi

je me suis assis

à k’i sìgi

il s’est assis

ù est employé de préférence à ò comme pronom réfléchi de la troisième personne du pluriel.

1.7.  

Il existe en dioula plusieurs type de dérivations verbales dont les deux plus fréquents sont la dérivation par préfixation de lá-, et la dérivation par redoublement.

La préfixation de lá- transforme un verbe intransitif en verbe transitif; un verbe transitif auquel est ajouté reste transitif les verbes dérivés en lá- ont souvent une veleur factive; ex.:

à kà Musa lána

il a fait venir Moussa

à kà Awa lákàsi

il a fait pleurer Awa

à kà à lábɔ̀

il l’a fait sortir

Les verbes dérivés par redoublement ont une valeur de répétition, d’intensité; exemples:

fára

déchirer

fárafara

déchirer en petits morceaux, déchiqueter…

tìgɛ

couper

tìgɛtigɛ

coupler en petits morceaux, hacher…

1.8.  

Les nombres à partir de 10 se disent de la façon suivante:

tán ní kélen

11

tán ní flà

12

tán ní sàba

13

tán ní kɔ̀nɔntɔn

19

mùgan ní kélen

21

mùgan ní kɔ̀nɔtɔn

21

bí sàba

30

bí náani

40

bí kɔ́nɔntɔ

90

bí kɔ́nɔntɔ ní kélen

91

kɛ̀mɛ

100

kɛ̀mɛ flà

200

kɛ̀mɛ flà ní bí sàba ní sàba

233

wáa kélen

1000[2]


2. on emploie de préférence wáa pour 5000 frs et báa pour 1000.
  1. (10) n’est utilisé que pour compter à partir de 30.

  2. se souvenir que kɛ̀mɛ flà = 200 ou 1000 francs., etc…​ (cf. 7-1-15)

  3. pour les nombres supérieurs à 100, on remplace souvent par à ní; exemple:

    wáa kélen à ní kɛ̀mɛ flà

    (6000 francs)

1.9.  

il existe plusieurs façons d’indiquer l’âge, plus ou moins courantes:

  1. Musa yé sánji jòli yé?

    Musa yé sánji tán yé

  2. Musa sí yé jòli yé?

    Musa sí yé sán tán yé

  3. Musa sánji yé jòli?

    Musa sánji yé tán

  4. Musa sánji dá yé jòli?

    Musa sánji dá yé tán

  5. Sáni jòli bé Musa fɛ̀?

    Sánji tán bé Musa fɛ̀

  6. Musa bé sánji jòli?

    Musa bé sánji tán

Toutes ces formes sont équivalentes et signifient: quel âge a Moussa? Il a deux ans. Nous choisirons dans les exercices la forme No 3.

Une forme différente est employée pour exprimer un âge approximatif; exemples:

Musa bé sánji jòli bɔ́

quel âge a à peu près Moussa?

à bé sán tán bɔ́

il a à peu près dix ans

1.10.  

On exprime le nom de quelque chose ou le prénom de quelqu’un par les formes:

à tɔ́gɔ

(Bakari, Abidjan…)

à tɔ́gɔ kó

(Bakari, Abidjan…)

à tɔ́gɔ yé

(Bakari, Abidjan…)

à tɔ́gɔ bé

(Bakari, Abidjan…)

Les questions correspondant à ces quatre réponses sont: à tɔ́gɔ dì? à tɔ́gɔ kó dì? à tɔ́gɔ bé dì? Toutes ces formes sont équivalentes: exemple:

à tɔ́gɔ dì?

à tɔ́gɔ kó Bakari

comment s’appelle-t-il?

il s’appelle Bakari.

Unité 1 VOCABULAIRE

1-1

sɛ́bɛ

papier, lettre

blà

mettre

fára

déchirer

fìli

jeter

áa

ah!

sabari

pardon

fén

chose

mín

(pronom relatif)

lá-

(dérivatif verbal)

VIII-2

téri

ami

dòn

entrer

fòro

champ

mìsiri

mosquée

rester

tɔ́gɔ

nom (pour une chose) prénom (pour une personne)

drɔ́n

seulement

yɛ̀rɛ

même (lui-même)

kɔ̀ni

quant à

fána

aussi

(marque d’énoncé)

VIII-3

bán

finir

nyɛ̀/nyà

être bien

mɛ́ɛn

durer

sɛ̀gɛ

fatiguer

í ni cé

merci

s’arrêter, être debout

sàra

payer

sánji

année

fó, fó ka

jusqu’à

wɔ́ɔrɔ

6

wólónflà

7

ségi/séegi

8

kɔ̀nɔntɔ

9

tán

10

mùgan

20

wáa

1000, 5000 francs

10 (dans les chiffres supérieurs à 30)

Leçon 2.  

2.1.  

Musa

sɛ́bɛ mín tùn bé yèn, í kà à blà mín?

Awa

í kɔ̀rɔmuso lò kà à fárafara kà á
fili

Musa

àyíwà, táa à lánà

Awa

áa, ń dɔ́gɔcɛ, sábali kánà à bùgɔ dɛ́

Le papier qui était là, où l’as-tu mis?

C’est ta grande soeur qui l’a déchiré en petits morceaux et l’a jeté.

Ah bon, fais-la venir!

Ah, mon petit frère, pardon, ne la frappe pas surtout!

2.2. Exercise

nìn lámɛ́n

à kà mɔ̀gɔ min fò, Musa lò wa?

ɔ̀nhɔ́n, à kà mɔ̀gɔ mín fò, Musa lò

ségi à kàn

à kà mɔ̀gɔ min fò, Musa lò wa?

ɔ̀nhɔ́n, à kà mɔ̀gɔ mín fò, Musa lò

  1. à kà mɔ̀gɔ mín fò, Amadu lò wà?

  2. à kà mùso mín fò, a bámuso lò wà?

  3. à kà mùso mín fò, Musa bámuso lò wà?

  4. à kà cɛ̀ kɔrɔba mín fɔ́, Musa fàcɛ lò wà?

  5. à ka mùso fítini mín fò, Awa dɔ̀gɔmuso lò wà?

  6. í ka mùso mí fò, Awa bámuso lò wà?

Jabiliw
  1. ɔ̀nhɔ́n, à kà mɔ̀gɔ mín fò, Amadu lò.

  2. ɔ̀nhɔ́n, à kà mùso mín fò, a bámuso lò.

  3. ɔ̀nhɔ́n, à kà mùso mín fò, Musa bámuso lò.

  4. ɔ̀nhɔ́n, à kà cɛ̀ kɔrɔba mín fɔ́, Musa fàcɛ lò.

  5. ɔ̀nhɔ́n, à ka mùso fítini mín fò, Awa dɔ̀gɔmuso lò.

  6. ɔ̀nhɔ́n, í ka mùso mí fò, Awa bámuso lò.

2.3. Exercise

(la principale seulement est à transformer)

nìn lámɛ́n

mùso mín nàna, ń kà à lɔ́n mùso mín nàna, ń mà à lɔ́n

  1. cɛ̀ kɔrɔba mín nàna, à fàcɛ tɛ́.

  2. mùso flà mínw táara, à dɔ́gɔmusu lo.

  3. à kà wári dí cɛ̀ mín mà, Musa lò.

  4. à kà marfa dí cɛ̀ mín mà, Amadu lò.

  5. à kà sɛ́bɛ dí mùso mín má, Awa lò.

  6. à kà sɛ́bɛ mín fárafara, n tá tɛ.

Jabiliw
  1. cɛ̀ kɔrɔba mín nàna, à fàcɛ lò.

  2. mùso flà mínw táara, à dɔ́gɔmusu tɛ́.

  3. à kà wári dí cɛ̀ mín mà, Musa tɛ́.

  4. à kà marfa dí cɛ̀ mín mà, Amadu tɛ́.

  5. à kà sɛ́bɛ dí mùso mín má, Awa tɛ́.

  6. à kà sɛ́bɛ mín fárafara, n tá lò.

2.4. Exercise

nìn lámɛ́n

UNITÉ IX:  

Leçon 1.  

1.1.  

Les formes ká kàn kà, mán kán kà, très fréquentes en Jula, sont des expressions figées formées à partir d’un énoncé adjectival. Elles correspondent à l’obligation; exemples :

à ká kán kà bɔ́

il doit sortir (il faut qu’il sorte)

à mán kán kà táa

il ne faut pas qu’il parte

la forme affirmative est parfois contractée en: kán kà; exemples:

à kán kà nà

il faut qu’il vienne

1.2.  

Les ordinaux se forment en Jula par l’adjonction du suffixe -nan: sába (trois) — sàbanan (troisième). A kélen (un) correspond fɔ́lɔ (premier), mais dans les nombres supérieurs à 10, on retrouve le suffixe -nan: tán ní kélenan (onzième). Le schéma tonal nom + ordinal est le même que le schéma nom + adjectival actif, et donc différent du schéma tonal nom + numéral.

1.3.  

pé est un élément qui se place derrière un numéral son sens est limitatif exemples :

dén kélen pé b’a fɛ

il n’a qu’un seul enfant

à kà dàrsi flà pé d’à mà

il ne lui a donné que dix francs

1.4.  

kɔ́nɔma, nɛgɛma, yírilama, hakilima sont des qualifiants formées par suffixation de -ma ou -lama à des éléments nominaux : kɔ́nɔ (ventre), nɛgɛ (fer), yíri (bois), hákili (esprit). Ces éléments complexes fonctionnent, 1) comme qualifiants dans un syntagme qualificatif du même schéma tonal que le syntagme nom + numéral, 2) comme attributs, de la même manière que les participes (cf 7-1-0) exemples :

mùso kɔ́nomaw nàna kùnù

les femmes enceintes sont venues hier

à mùso kɔ́nɔma lo

sa femme est enceinte

mɔ̀go hàkilima lo

c’est un homme réfléchi

  1. dans certains cas, le suffixe peut être -ma ou -lama;

  2. tous les noms n’acceptent pas cette suffixation; parmi ceux qui l’acceptent, on peut citer mùsoma (femelle), cèma, (mâle), jima (liquide).

1.5.  

Un verbe transitif, employé sans objet, garde son sens actif lorsqu’il se nominalise par suffixation de -li/-ni; il est alors lui-même employé comme objet etc dans un énoncé dont le verge est le plus souvent kɛ (faire) exemples:

à bé dómuni kɛ́

il mange (il fait le "manger")

a là tigɛli kɛ

il coupe ( il fait le "couper")

1.6.  

kò (affaire) est un nom qui peut se placer derrière n’importe quel nom ou verbe pour former un nom composé exemples:

à nàko tún gwɛ̀ lɛ

sa venue (le faire venir, qu’il vienne) était difficile

wáriko ká gwɛ̀lɛ dɛ́

ce qui concerne l’argent (les affaires d’argent) c’est délicat vraiment!

mùso — mùsoko

affaires de femmes, histoires de femmes…​

fúru — fúruko

affaires concernant le mariage

Kó peut également former un composé à partir de : objet + verbe, objet + adjectif + verbe… ;

Wárisͻrͻko

ce qui concerne l’obtention de l’argent

dénnyumansͻrͻko

ce qui concerne l’obtention de bons enfants

1.7.  

cὲ et mùso servent à former des composés sexués : térimuso (amie), téricε (ami), déncε (fils), dénmuso (fille) , wùlumuso (chienne), sàgacε (mouton mâle), sàgamuso (brebis), etc…

1.8.  

-ya est un suffixe êxtremement fréquent en dioula, qui peut apparaître après des nominaux, des verbaux, des adjectivaux ; son sens général est ‘’ le concept d’abstrait’’ ; exemples :

Dén misεn

enfant

dénmisεnnya

enfance

Kέrε

sain

kέnεya

santé, être sain

Siran

avoir peur

síranya

peur

Tous les adjectifs peuvent se suffixer –ya :dí – díya ( être agréable, plaire), kùmu – kùmuya (être acide, devenir acide ) jàn – jàanya (grandir, être grand)…

1.9.  

Le comparatif se forme en dioula par la forme ní….yé placée après l’énoncé adjectival ; ex. : Musa man jan ni Seku yé Moussa est moins grand que Sékou

Musa ká jàn ní Seku yé

Moussa est plus grand que Sékou

sògo ká dí ní jὲgε yé

la viande est meilleure que le poisson

sògo mán dí ní màlo yé

la viande est moins bonne que le riz

1.10.  

Sí est un élément postposé au nominal ou au syntagme nominal ; il s’emploie, dans le sens de ‘’ aucun’’, uniquement dans des phrases négatives ; exemples :

A má mùso sí yé

il n’a vu aucune femme

mͻgͻ sí má nà

personne n’est venu

à má à fͻ mͻgͻ sí yé

il ne l’a dit à personne

à má móbili sí yé

il n’a vu aucune voiture

1.11.  

la forme bé… lá (copule + [nom ou pronom] + postp.) est très courante en dioula ; ex :

hákili b’ à lá (l’esprit est en lui)

il est refléchi

a hàkili b’a la

il se souvient ; quand le sujet est précisé c’est se souvenir

kͻngͻ b’à lá

il a faim

nέnε b’à lá

il a froid

bàna b’ à lá

il est malade

múra b’ à lá

il a le rhume

sèn flà b’ à lá

il a deux pieds

sen flà bé tabali lá

la table a deux pieds

fóyi t’ à lá

il n’a rien

mùn be i lá ?

tu as quoi ?

fóyi tε n’na

j’ai rien

1.12.  

Nkà (mais) est un élément qui sert à coordonner deux éléments de phrases ; exemples :

A b’à fὲ kà nà, nkà wári t’ à fὲ

il veut venir, mais il n’a pas d’argent.

Très souvent, nkà est remplacé par mὲ (emprunt en français ‘’mais’’ ), tout comme sabu la est remplacé par pàsike (parce que) ; certains locuteurs dioula emploient les deux termes en concurrence, d’autres utilisent uniquement le mot emprunté ; dans certains cas, le mot ou la tournure proprement dioula a complètement disparu chez la plupart des locuteurs : c’est pratiquement le cas de kͻmi/kͻm (comme).

1.13.  

La forme à + (tlè…) + numéral + yé nìn yé se traduit par : ‘’ il y a … jours’’. Elle est utilisée en concurrence avec la forme dèpi + (tlè…) + numéral, empruntée en français ; exemples :

ń táara, à tlè sàba yé nì yé je suis parti il y a trois jours ń táara, à kalo flà yé nìn yé je suis parti il y a deux mois

1.14.  

le verbe dími ( faire mal) est employé sous les formes suivantes :

ń sèn bé ń dími:: mon pied me fait mal à sèn b’ à dími:: son pied lui fait mal í sèn b’ í dími:: ton pied te fait mal Musa sèn b’ à dími:: Moussa a mal au pied ou le pied de Moussa lui fait mal n’ kùn bé n’ dími:: ma tête me fait mal ou j’ai mal à la tête

Vocabulaire Unité IX

IX-1
kɔ́nɔ

ventre

nɛ̀gɛ

fer, métal

hákili

esprit

yÍri

bois

fͻlͻ

premier

fͻlͻfͻlͻ

au commencement

ká kán kà

il faut que

-nan

(suffixe des ordinaux)

-ma, -lama

(suffixe qualifiant)

IX-2
tlè

jour/ soleil

fύru

épouser

affaire

kálo

mois/ lune

lͻgͻkun

semaine

mourir

gbὲlε

difficile

aucun

un seul (numéral)

-li/ -ni

(suffixe nominalisateur des verbaux)

IX-3
bàna

maladie

dÍmi

faire mal

kùn

tête

aujourd’hui

nͻgͻ

facile

kέnε

sain ou frais

jàn

grand, haut, loin

tlό

oreille

nύn

nez

sèn

pied, patte,jambe

bόlo

bras, main

bouche

dos

nyá

œil

nkà

mais

-ya

(suffixe abstrait)

Leçon 2.  

2.1.  

2.1.1. Exercise 1

nìn lámɛ́n

Awa kɔ́nɔma lò wa ?

Ɔ̀n-hɔn Awa kɔ́nɔma lò.

sègi à kàn

Awa kɔ́nɔma ló wa ?

Ɔ̀n-hɔn Awa kɔ́nɔma lò.

  1. à mùso kɔ̀nɔma lò wa ?

  2. à dénmuso hákilima lò

  3. à kà mùso kɔ̀nɔma yé wa ?

  4. mùso kɔnɔma saba nana wa ?

2.1.2. Exercise 2

nìn lámɛ́n

mùso kélen nàna

mùso kélen pé nàna

sègi à kàn

mùso kélen nàna

mùso kélen pé nàna

  1. mɔ̀gɔ náani táara yèn

  2. à kɔ̀rɔcɛ sàba nàna à fò

  3. mùso kélen sɔnna

  4. à kà múru nɛ̀gɛma kélen sàn

  5. yíri kélen tìgɛla

  6. mɔ̀gɔ kélen bɔ́la wa?

  7. mùso kélen b’à fɛ̀

  8. dɔ́gɔcɛ sàba bé musa fɛ̀

  9. à bé dàrsi lóoru fɛ̀

  10. à bé sàga kélen fɛ̀

  11. dén mísɛn lóoru bé lú kɔ́nɔ

  12. dàrsi tán dí n mà

Details
  1. mɔ̀gɔ náani pé táara yèn

  2. à kɔ̀rɔcɛ sàba pé nàna à fò

  3. mùso kélen pé sɔnna

  4. à kà múru nɛ̀gɛma kélen pé sàn

  5. yíri kélen pé tìgɛla

  6. mɔ̀gɔ kélen pé bɔ́la wa?

  7. mùso kélen pé b’à fɛ̀

  8. dɔ́gɔcɛ sàba pé bé musa fɛ̀

  9. à bé dàrsi lóoru pé fɛ̀

  10. à bé sàga kélen pé fɛ̀

  11. dén mísɛn lóoru pé bé lú kɔ́nɔ

  12. dàrsi tán pé dí n mà

2.2.  

2.2.1. Exercise 3

Répondre à l’aide des nombres encadrés

nìn lámɛ́n

à táara à tlè yé nìn yé?

à táara à tlè sàba yé nìn yé

sègi à kàn

à táara à tlè yé nìn yé?

à táara à tlè sàba yé nìn yé

  1. à mùso nàna à tlè jòli yé nin yé?

  2. à kè mùso fùru à kálo jòli yé nin yé?

  3. à fàcɛ sàla, à à tlè jòli nin yé?

  4. cɛ kɔ̀rɔba sàla à sánji jòli yé nin yé?

  5. à táara Abidjan, à sánji jòli yé nin yé?

  6. à dénmuso sàla, à lɔ́gɔkun jòli yé ni yé?

  7. à má na, à kálo jòli yé ni yé?

  8. à séla yàn, à kálo jòli yé ni yé?

  9. ò táara à tlè jòli yé ni yé?

  10. mùso kɔ̀nɔma táara, à tlè jòli yé ni yé?

  11. à dén sàbanan sàla, à tlè jòli yé ni yé?

  12. báara bánna, à tlè jòli yé ni yé?

Details
  1. à mùso nàna à tlè náani yé nin yé?

  2. à kè mùso fùru à kálo lɔ́ɔru yé nin yé?

  3. à fàcɛ sàla, à à tlè kɔ́nɔtɔ nin yé?

  4. cɛ kɔ̀rɔba sàla à sánji sàba yé nin yé?

  5. à táara Abidjan, à sánji tán ní flà yé nin yé?

  6. à dénmuso sàla, à lɔ́gɔkun lɔ́ɔru yé ni yé?

  7. à má na, à kálo tán ní kélen yé ni yé?

  8. à séla yàn, à kálo tán ní sàba yé ni yé?

  9. ò táara à tlè wɔ́ɔrɔ yé ni yé?

  10. mùso kɔ̀nɔma táara, à tlè náani yé ni yé?

  11. à dén sàbanan sàla, à tlè ségi yé ni yé?

  12. báara bánna, à tlè tán ní wɔ́ɔrɔ yé ni yé?

2.2.2. Exercise 4 pí

nìn lámɛ́n

mùso nàna

mùso sí má na

sègi à kàn

mùso nàna

mùso sí má na

  1. cɛ̀ má nà kúnu

  2. à má mɔ̀gɔ fò

  3. mɔ̀gɔ táara à fɔ̀

  4. à ká à di mɔ́gɔ mà

  5. à mán kán kà sògo dómu

  6. yíri tɛ̀ yèn

  7. a tún má mùso fúru

  8. dén sàla

Details
  1. cɛ̀ sí má nà kúnu

  2. à má mɔ̀gɔ sí fò

  3. mɔ̀gɔ sí táara à fɔ̀

  4. à ká à di mɔ́gɔ sí mà

  5. à mán kán kà sògo sí dómu

  6. yíri sí tɛ̀ yèn

  7. a tún má mùso sí fúru

  8. dén sí sàla

2.3.  

2.3.1. Exercise 5 objet + V V + -li/-ni + kɛ́

nìn lámɛ́n:: à má jɛ́gɛ dómu
à má dómuni kɛ
à bé jɛ́gɛ dómu
à bé dómuni kɛ

sègi à kàn:: à bé jɛ́gɛ dómu
à bé dómuni kɛ

  1. à má màlo dómu

  2. à tùn bé màlo dómu

  3. à tùn bé màlo dómula

  4. à bé sògo tìgɛ

  5. à bé sògo tìgɛtìgɛ

  6. à bámuso bé kú tóbi

  7. à bé fàni sànna

  8. à n' à mùso bé bàranda fèere

Details
  1. à má dómuni kɛ

  2. à tùn bé dómuni kɛ

  3. à tùn bé dómuni kɛla

  4. à bé tìgɛli kɛ

  5. à bé tìgɛtìgɛli kɛ

  6. à bámuso bé tóbili kɛ

  7. à bé sànni kɛla

  8. à n' à mùso bé fèere kɛ

2.4.  

2.4.1. Exercise 6 |

nìn lámɛ́n

  • à táako mán dí ń ye.

  • à táako ka dí ń ye.

sègi à kàn

  • à táako mán dí ń ye.

  • à táako ka dí ń ye.

  1. à nàko mán dí ń yé

  2. mùsofuruko ká gwɛ̀lɛ dɛ́

  3. ń má Musa séko mɛ́n dɛ́

  4. à táara Bouake à fúruko kósɔn

  5. màlosɔrɔko ká gwɛ̀lɛ yèn dɛ́

  6. Musa kó mùsoko yé ko gwɛ̀lɛmán yé

  7. báarakɛko mán dí Musa yé

  8. kúmacaman mán dí mɔ̀gɔ ɲùmán yé

  9. à má nà à dénko kóson

  10. à nàko tùn ká gwɛ̀lɛ kósobɛ

Details
  1. à nàko ká dí ń yé

  2. mùsofuruko mán gwɛ̀lɛ dɛ́

  3. ń ká Musa séko mɛ́n dɛ́

  4. à má táa Bouake à fúruko kósɔn

  5. màlosɔrɔko mán gwɛ̀lɛ yèn dɛ́

  6. Musa kó mùsoko tɛ́ ko gwɛ̀lɛmán yé

  7. báarakɛko ká dí Musa yé

  8. kúmacaman ká dí mɔ̀gɔ ɲùmán yé

  9. à nàna à dénko kóson

  10. à nàko tùn mán gwɛ̀lɛ kósobɛ

2.4.2. Exercise 7 |

nìn lámɛ́n

  • à táara à tlè flà yé nin yé

  • à n’à dén táara à tlè flà yé nin yé

sègi à kàn

  • à táara à tlè flà yé nin yé

  • à n’à dén táara à tlè flà yé nin yé

  1. à sàla, à kálo flà yé ní yé

  2. Musa má sɔ̀n kà mɔ̀gɔ sí fò

  3. à má dómuni kɛ́, à tlè sába yé nin yé

  4. Seku mùso táara Bouake, Bakari sàkó kóson

  5. Adama kà aàrsí lóoru pé dí Musa mà

  6. a tùn má Bakari sàkó mɛ́n

  7. ɔ́nhɔ̀n, Seku tɛ́ sànni kɛ́ yàn

  8. à má fén sí sɔ̀rɔ báara yɔrɔ lá

Details
  1. à n’à dén sàla, à kálo flà yé ní yé

  2. Musa n’à dén má sɔ̀n kà mɔ̀gɔ sí fò

  3. à n’à dén má dómuni kɛ́, à tlè sába yé nin yé

  4. Seku mùso n’à dén táara Bouake, Bakari sàkó kóson

  5. Adama n’a dén kà dàrsí lóoru pé dí Musa mà

  6. a n’a dén tùn má Bakari sàkó mɛ́n

  7. ɔ́nhɔ̀n, Seku n’a dén tɛ́ sànni kɛ́ yàn

  8. à n’a dén má fén sí sɔ̀rɔ báara yɔrɔ lá

2.4.3. Exercise 8

nìn lámɛ́n

Musa

Kúnu, ń tùn bànala
Hier, j’étais málade

Awa

mùn lò tùn b’í dími?
Qu’est-ce qui te faisait mal?

Musa

ń kùn lò kɛ̀, nkà bi, à nɔ̀gɔyala
Ma tête, máis aujourd’hui ça va mieux

Awa

áa kɛ́nɛya ká dí ní bàna yé dɛ́
Ah, mieux vaut être bien portant que málade!

sègi à kàn (sínyɛ sàba)

  • kúnu, ń tùn bànala

  • mùn lò tùn b’í dími?

  • ń kùn lò kɛ̀, nkà bi, à nɔ̀gɔyala

  • áa kɛ́nɛya ká dí ní bàna yé dɛ́

2.4.4. Exercise 9 |

  • nìn lámɛ́n

    • à kùn b’à dimi

    • à kùn t’a dimi

  • sègi à kàn

    • à kùn b’à dimi

    • à kùn t’a dimi

  •  

    1. à sèn b’à dími

    2. ń kùn tùn bé ń dími

    3. à kán b’à dimi

    4. Musa kɔ́ b’a dími

    5. ń bólo bé ń dími

    6. dén nin ḱɔ́nɔ b’à dími

    7. ń ɲá bé ń dími

    8. à dá b’à à dími

    9. à tló b’à dími

    10. à nún b’à dimi kósobɛ

 
  1. à sèn t’à dími

  2. ń kùn tùn tɛ́ ń dími

  3. à kán t’à dimi

  4. Musa kɔ́ t’a dími

  5. ń bólo tɛ́ ń dími

  6. dén nin ḱɔ́nɔ t’à dími

  7. ń ɲá tɛ̀̀ ń dími

  8. à dá t’à à dími

  9. à tló t’à dími

  10. à nún t’à dimi kósobɛ

2.4.5. Exercise 10

Répondre à l’aide des desseins:

  • nìn lámɛ́n

  • question

  • answer

  • sègi à kàn

Questions

  1. à sèn b’à dími

  2. ń kùn tùn bé ń dími

  3. à kán b’à dimi

  4. Musa kɔ́ b’a dími

  5. ń bólo bé ń dími

  6. dén ni ḱɔ́nɔ b’à dími

  7. ń ɲá bé ń dími

  8. à dá b’à à dími

  9. à tló b’à dími

  10. à nún b’à dimi kósobɛ

Réponses
  1. à sèn t’à dími

  2. ń kùn tùn tɛ́ ń dími

  3. à kán t’à dimi

  4. Musa kɔ́ t’a dími

  5. ń bólo tɛ́ ń dími

  6. dén nin ḱɔ́nɔ t’à dími

  7. ń ɲá tɛ̀̀ ń dími

  8. à dá t’à à dími

  9. à tló t’à dími

  10. à nún t’à dimi kósobɛ


1. Sauf sur certains mots dont le schéma tonal n’obéit pas à la règles générale